Maria Ionescu, Eux : [les soldats français] (1917)
“ Crois, chère petite femme, que mes dernières pensées iront à toi. Je te recommande de penser à moi souvent, mais de ne pas en faire un deuil éternel. Tu es jeune, refais-toi un intérieur ; on doit trop souffrir, quand on est âgée, d'être seule. Voil, chère petite femme, mes dernières volontés. En les écrivant, je pense à toi, à vous tous et, quoique brave, je ne puis m'empêcher de verser quelques larmes en cachette en pensant au mal que te fera ma mort. Mais que veuxtu ? c'est la destinée. Je pars au combat avec confiance et espoir. ”
