Résumé

Edgar Saveney Revue scientifique - 31 mai 1867

Nous ne pouvions manquer de faire ce reproche à M. Meunier. Le voilà fait, c’est une affaire bien entendue, et notre conscience est ainsi en repos ; mais ce devoir rempli, quel plaisir de suivre M. Meunier dans sa lutte incessante contre ceux qu’il appelle les savans « officiels, » et qu’il accuse de détenir « en fief » chacun une région de la science ! L’Académie des sciences a toujours sa grande part dans les objurgations de M. Meunier.
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Edgar Saveney Revue scientifique - 31 mai 1867

M. Marey peut prétendre, pour une bonne part, à l’honneur d’avoir inauguré ces recherches en France ; il leur a, dans tous les cas, donné une vive impulsion. Ce sont les mouvemens vitaux, que M. Marey s’attache à examiner et à suivre dans leurs détails les plus déliés. La vie en somme, c’est le mouvement ; l’immobilité absolue est le signe de la mort. Rien n’est immobile dans l’organisme vivant. Nous ne parlons pas seulement des mouvemens respiratoires, des battemens du cœur et des artères, de la circulation du sang dans les organes
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Edgar Saveney Revue scientifique - 31 mai 1867

M. Meunier semble être avant tout un polémiste ; il est armé en guerre, il attaque et il se défend, il s’exprime avec passion, et sa verve échauffe tous les sujets qu’il touche. Par ces indications mêmes, on doit voir quel est le revers de la médaille, quels sont les côtés par où M. Meunier donne prise à la critique. La chaleur de la discussion l’entraîne souvent au-delà du but ; il a des partis-pris, des animosités personnelles. Les questions de personnes se trouvent placées au premier plan dans son livre
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