Académie des inscriptions et belles-lettres

Résumé

Académie des inscriptions et belles-lettres Journal des sçavans

Dira-t-on que les vaisseaux dans une plante ou dans un animal, sont differens de ceux qui composent le corps humain ? Cette varieté n’est qu’apparente, puisqu’elle supose moins une difference de nature que de modification, parce que ce ne sont que des situations changées, des déplacemens differens, de même qu’une laine differemment travaillée, plus ou moins frappée, fait des étoffes differentes.
Source : Wikisource

Académie des inscriptions et belles-lettres Journal des sçavans

En effet, aprés avoir servi de nourriture dans un animal ou dans une plante, elles passent par la digestion en celle d’un homme. Ainsi la nourriture n’est dans l’homme que le remploi de la même matière qui a nourri, par exemple, l’animal, laquelle étant désunie d’avec les parties du corps de celui-ci, s’applique à celles du corps de l’autre, d’où il faut conclurre que la digestion des alimens n’est qu’une desunion de matieres. Ces matieres faisoient des vaisseaux dans les corps des animaux & des plantes, & elles deviennent propres par la digestion à former des vaisseaux dans celui de l’homme.
Source : Wikisource

Académie des inscriptions et belles-lettres Journal des sçavans

Lorsque les fleurs sont dans leur perfection, non seulement les extrêmitez des pistiles se couvrent de la poussiere qui échape des sommets du mâle, mais si l’on ouvre tout le tuyau du pistile, on rencontre dans la cavité jusques vers les graines ou vesicules seminaires, une grande quantité de cette poussiere. Que l’on considere avec soin les graines d’une plante, avant que la poussiere donc nous parlons se soit introduite dans le pistile, on ne les voit remplies que d’une liqueur claire.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature