Adolphe Lods, Jean Astruc et la critique biblique au XVIIIe siècle (1924)
“ Il estimait qu'un savant doit mener «une vie militante», c'était son expression et elle signifiait «batailler pour ce qu'il pensait être la vérité » 4; mais cette bataille, il la livrait à coups d'arguments d'érudition. Par là aussi il est très différent de l'école encyclopédiste et de l'alerte brigade voltairienne : peut-être Michel Servan n'a-t-il fait que résumer le jugement porté sur Astruc par un grand nombre de ses contemporains en déclarant avec quelque naïveté, à propos des Conjectures : « Il prend les choses avec un sérieux qui fatigue » 5. ”
