Caroline d’Arjuzon

Résumé

Caroline d’Arjuzon Revue des Deux Mondes

Y être reçu, à Dax, était considéré comme un honneur [27] .
Avant de se séparer, MM. d’Etchegoyen et d’Arjuzon voulurent faire ensemble comme un pèlerinage aux lieux peuplés de leurs souvenirs de jeunesse, mais le contraste du présent avec le passé, la vue surtout de l’ancien collège du Plessis qui avait été transformé en prison, en antichambre de la guillotine, pendant la Terreur [28] , serra le cœur des deux amis et éveilla chez eux des impressions de mélancolie ; volontiers ils eussent dit, comme Talleyrand, que « ceux qui n’ont pas vu l’Ancien Régime n’ont pas connu la joie de vivre. »
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Caroline d’Arjuzon Revue des Deux Mondes

Les jours maigres, nous avons quatre plats à dîner : deux de poisson, deux de différentes entrées, et une pomme. Le soir, à la collation, du riz, des haricots ou des lentilles, avec du fromage, du raisiné, des pruneaux ou des mendians, mais presque jamais de châtaignes ; c’est trop cher, je n’en ai guère vu servir jusqu’ici que chez M. d’Arjuzon, c’est un luxe à Paris. Dans ce pays, en dehors du collège, on se croirait avec des huguenots, car on ne connaît pas le maigre, même dans les plus grandes maisons.
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Caroline d’Arjuzon Revue des Deux Mondes

Le jeune d’Etchegoyen ne profita pas de l’invitation que M. d’Arjuzon lui avait faite de venir à la campagne. Une lettre datée du 30 septembre, la seule que nous ayons pendant la période des vacances, semble, au contraire, indiquer qu’il passa ses six semaines de congé au collège. Il n’en avait pas, pour cela, perdu sa gaieté et sa bonne humeur.
« Vous me trouvez badin, ma chère tante, je vous dirai qu’il faut l’être quand on se trouve en compagnie, j’ai toujours fort bien entendu le badinage et c’est même ce qui m’a fait le plus aimer ici. »
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