Résumé

Portrait de Augustin Gazier Augustin Gazier Mélanges de littérature et d’histoire

Dans le Gers, le paysan, qui ne s’est pas laissé séduire par les agitateurs, est pourtant déterminé à ne plus se laisser dominer, comme par le passé. Il a quelque peine à croire que les prêtres ne sont pas des dieux, et que la noblesse n’est pas une espèce d’homme à part.
A Mont-de-Marsan, la suppression de la dîme et des droits féodaux fait chérir la Révolution, « au point qu’on ne pourrait peut-être plus rappeler l’ancien régime sans verser des torrents de sang. » Tout irait bien si les paysans pouvaient avoir de bons curés.
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On a dit à nos contemporains que le fait de mettre ou de ne mettre pas l’orthographe distinguait seul, en ce siècle d’égalité, le bourgeois du palefrenier endimanché, la maîtresse de maison de la cuisinière en toilette ; ils ont donc appris l’orthographe, et ils la font apprendre à leurs enfants, d’autant plus que les jurys d’examens, à tous les degrés de la hiérarchie, se montrent intraitables sur cette question. Mais parmi les modérés eux-mêmes, il est des hommes qui déplorent en secret un tel état de choses.
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En matière d’orthographe comme en fait de politique, il y a des partis : des conservateurs à outrance, des radicaux pleins d’audace, des modérés qui constituent la foule. Les premiers sont heureux de penser que l’art d’écrire correctement n’est pas accessible au vulgaire ; pour rien au monde ils n’abandonneraient la supériorité qu’ils croient avoir parce que jamais ils ne font une faute d’orthographe.
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