Résumé

Adolphe Lods Jean Astruc et la critique biblique au XVIIIe siècle (1924)

Mais, encore qu'il n'ait pas su ou n'ait pas voulu en tirer toutes les conséquences, sa découverte, précise et solidement appuyée, a fait faire à la critique biblique plus de progrès que les ingénieuses, mais fragiles hypothèses de ses illustres devanciers sur le même sujet. Le labeur de détail du savant qui établit un fait nouveau est aussi nécessaire à la science et peut être aussi fécond que les vastes aperçus du penseur qui définit la marche à suivre.
Astruc a pressenti dans une certaine mesure les dangers que sa découverte pouvait faire courir aux opinions traditionnelles sur la Bible.
Source : Gallica

Adolphe Lods Jean Astruc et la critique biblique au XVIIIe siècle (1924)

Il est vrai qu'« il se vante de remédier à ce mal par ses conjectures. Mais le livre divin et immortel n'a nul besoin de ce remède : il est sain, intact et saint ; il offre des critères indubitables de son origine divine8. Si on fait la moindre concession aux opinions de l'auteur et à ses impertinentes conjectures, c'en est fait de la majesté de la Genèse, de son intégrité et de son inspiration divine. S'il ne se moquait pas du livre de Moïse, il n'aurait jamais pu caresser même dans son esprit, encore moins confier à la plume et offrir aux lecteurs ce qu'il a mis dans son livre9. »
Source : Gallica

Adolphe Lods Jean Astruc et la critique biblique au XVIIIe siècle (1924)

« Elohim, dit-on, est le nom de justice, Adonaï le nom de clémence. Dieu a créé le monde dans la justice. Il a vu que l'univers ne pourrait subsister ainsi. Aussi a-t-il ajouté la miséricorde ou la clémence: celle-ci était nécessaire pour la conservation du monde déjà créé et achevé 4. »
Astruc, reprenant, sans le savoir, une idée déjà émise par Witter, mais appliquée par ce théologien à deux chapitres seulement de la Genèse5, reconnaît dans cet emploi de noms différents pour désigner Dieu la trace d'une dualité d'auteurs.
Source : Gallica

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