Leopold von Sacher-Masoch

Leopold von Sacher-Masoch

Résumé

Portrait de Leopold von Sacher-Masoch Leopold von Sacher-Masoch La femme séparée

C’est mon devoir de sauver le père de mes enfants, l’homme que j’ai trahi d’une manière aussi infâme ! m’écriai-je tout en larmes. Il faut que je le sauve à tout prix. En venant te voir, j’ai passé devant la prison pour dettes et j’ai regardé aux fenêtres grillées et noires. Elles m’ont donné un frisson. Il me semblait que mon mari était là-haut enfermé, et j’ai senti mes genoux fléchir à l’idée de cette honte. Il faut que je le sauve, le malheureux, il le faut ! Écoute Julian ! Tu sais si je t’aime ! Je t’adore comme je n’ai encore adoré personne, comme je n’aimerai jamais plus.
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Portrait de Leopold von Sacher-Masoch Leopold von Sacher-Masoch La femme séparée (1881)

Wanda. C'était l'histoire vivement écrite d'une femme qui, trahie par son mari et par son amant, se consacre à la délivrance de son pays, joue un grand rôle politique, et est sauvée, au moment où elle court le plus grand danger, par un jeune homme. Il le nommait Anatole, mais je le reconnus sans peine : c'était lui, c'était Julian. Comme il dépeignait son amour pour Wanda avec une touchante vérité !
Combien je fus émue par son honnête et sincère amitié pour sa fiancée, par le combat terrible qui se
fit dans son cœur, par sa lutte entre son devoir et sa passion !
Source : Gallica

Portrait de Leopold von Sacher-Masoch Leopold von Sacher-Masoch La femme séparée

Qu’ai-je à faire ici ? continua-t-il d’un ton résigné. Tu ne peux plus m’aimer, n’est-ce pas ? et moi j’ai toujours eu le désir de me rendre utile à l’humanité. Là-bas, on livre des combats vraiment utiles. Et puis, dans de nouvelles contrées, au pied de ces montagnes neigeuses, parmi des peuplades inconnues et des animaux sauvages, je retrouverai le bonheur, peut-être...
— Non ! non ! tu ne partiras pas ! m’écriai-je toute pâle. Je ne le veux pas, moi ! Je t’aimerai dès que tu voudras de mon amour. Mais ne pars pas, je t’en conjure. J’ai déjà assez sur la conscience. Julian !
Source : Wikisource

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