“ Il n’y aurait pas eu de soleil, ou alors, tout au plus, quelques-uns de ces rayons éparpillés que la lune glane : — l’instituteur remet son chapeau et fait tomber son parapluie. — Alors, parmi les jeunes filles qui descendent la rue, enlacées, j’aurais choisi : Adèle Courtaud, dont le père est portier du château, serait passée d’abord, trop bavarde à la fois et trop revêche, si bien que partout, à l’église, au cimetière, à l’étang, on la prend pour la concierge. Puis Éléonore, dont les lèvres sont si minces qu’elles semblent s’occuper à l’intérieur. ”
Citations sur “Courtaud”
Fête de l'inauguration du buste de J.-J. Courtaud-Diverneresse à Felletin (1881)
“ M. Courtaud-Diverneresse aimait à répéter ce mot : le grec fait les bonnes études. Nul plus que lui n'aurait eu le droit d'ajouter ceci : « Si le grec fait les bonnes études, les bonnes études font, à leur tour, les bons, éclairés et libres citoyens. » Ah! n'ayez peur, messieurs, cette double tâche de faire des hommes cultivés et de bons citoyens, l'Université n'y faillira jamais. Sur ce point encore, l'Université est sûre d'elle ; elle peut se rendre ce témoignage que ces enfants que vous lui confiez, elle les façonne tout entiers ”
Fête de l'inauguration du buste de J.-J. Courtaud-Diverneresse à Felletin (1881)
“ Messieurs, la vie laborieuse de Courtaud-Diverneresse n'a pas échappé à bien des épreuves auxquelles ne fut pas étrangère la fermeté un peu rude peut-être des convictions républicaines qui étaient pour lui un héritage de famille. Aujourd'hui son intelligente figure a pris sous le ciseau d'un habile artiste l'expression calme et sereine d'une juste confiance dans l'impartiale estime de ses concitoyens. C'est le privilège de l'art, et c'est aussi comme un droit de la mort, d'effacer la trace des douleurs et des injustices, pour ne conserver de l'homme que ce qui mérite de lui survivre. ”
Fête de l'inauguration du buste de J.-J. Courtaud-Diverneresse à Felletin (1881)
“ Ce que nous savons aussi, c'est qu'après la chute de la République parla trahison du second des Bonaparte, Courtaud-Diverneresse aima mieux briser sa carrière que de prêter le serment de fidélité au violateur de la loi. La République ne pouvait l'oublier. Elle a fourni le bronze d'où l'artiste de talent a fait sortir cette tête si expressive. Et vos arrière-neveux qui contempleront cette œuvre d'art se souviendront qu'elle reproduit les traits d'un enfant de Felletin qui fut à la fois un nos plus savants hellénistes, un de nos plus fervents républicains. ”
Fête de l'inauguration du buste de J.-J. Courtaud-Diverneresse à Felletin (1881)
“ C'est dans cette période de son existence que M. Courtaud-Diverneresse a rédigé et publié divers ouvrages qui l'ont fait connaître au monde savant, et l'ont placé au premier rang comme helléniste. Entre autres travaux, il a fait une Grammaire grecque qui, au dire des connaisseurs, est un ouvrage du plus grand mérite. Il a publié également un Dictionnaire français-grec, qui est son œuvre principale, et qui est considéré comme un modèle de patiente érudition et de sagace critique. La vie de notre compatriote, qui a été fort longue, ne s'est pas écoulée sans rencontrer quelques épreuves. ”
Fête de l'inauguration du buste de J.-J. Courtaud-Diverneresse à Felletin (1881)
“ Le monument que la ville de Felletin inaugure aujourd'hui avec un pieux concours d'hommages publics et privés, rappelle de nombreux et touchants souvenirs. Il rappelle soixante années de travaux universitaires, une vie surtout consacrée à l'étude de la langue grecque, qui fut un des plus puissants organes de la civilisation. Le nom du statuaire Cougny à qui vous avez confié l'exécution du buste de Courtaud-Diverneresse, vous rappelle celui de deux membres de notre Université, dont l'aîné compte parmi nos meilleurs hellénistes. ”
Fête de l'inauguration du buste de J.-J. Courtaud-Diverneresse à Felletin (1881)
“ J'ajoute, dans ma reconnaissance et dans mon affection pour tant d'esprits si distingués, de maîtres bienveillants et chers qui ont élevé mon enfance, que je n'ai ru qu'à me les rappeler, qu'à évoquer, dans mes vieux, dans mes meil leurs souvenirs de collège, leur figure respectée, les Ribout, les Cartault, par exemple, les Sarret, les Chardin, les Pitard, les Feugère, les Berger, les Toussenel ou les Bénard, pour ressaisir ou deviner des traits et une physionomie que vous rend ce buste fidèle et ce bronze durable" Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse est né à Felletin, le 19 novembre 1794. ”
Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse, Cours élémentaire de rhétorique… (1872)
“ Le matin d'un beau jour, la verdure des bois, La fraîcheur d'une violette, Mille spectacles qu'autrefois On voyait avec nonchalance, Transportent aujourd'hui, présentent des appas, Inconnus à l'indifférence, Et que la foule ne voit pas. ”
Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse, Cours de thèmes gradués adapté à toutes les grammaires latines… (1846)
“ On dirait que la nature avait formé le comte de Saxe pour combattre et pour vaincre. A peine sa main, faible encore, sait-elle manier l'épée, qu'il se livre tout entier à l'étude de l'art militaire. Avec quelle célérité il traverse les fleuves, franchit les montagnes et fait le siège des places! ”
Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse, Cours élémentaire de rhétorique… (1872)
“ Manier, avec art, passion et figure, Jusque dans ses transports, écouter la nature, fare subtil et pur, puis vif et véhément, Tantôt être concis et tantôt plus coulant; Plaire, instruire, toucher, voilà la Rhétorique. ”
Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse, Cours élémentaire de rhétorique… (1872)
“ Le sublime des images nous peint les choses d'une manière si vive que nous sommes frappés, étonnés, ravis. Telle est cette magnifique image d'Homère où ce grand poëte nous représente Jupiter ébranlant l'Olympe d'un froncement du sourcil. ”
Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse, Cours de thèmes gradués adapté à toutes les grammaires latines… (1846)
“ Il n'y a pas de citoyen qui n'aime mieux son pays que tout autre lieu du monde, quelque agréable qu'il soit d'ailleurs. Les Romains, qu'on louera tant que le monde existera, avaient coutume de dire qu'ils n'étaient pas nés pour eux, mais pour leur patrie. Ils regardaient comme dénaturés ceux qui disaient qu'ils s'embarrassaient peu de ce qui pouvait arriver, après leur mort, à leur patrie. Ce qui fait voir surtout combien ils l'aimaient, et ce qui leur fait le plus d'honneur, c'est la persuasion où ils étaient, qu'il n'y avait rien de si glorieux que de se sacrifier pour elle. ”
Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse, Cours de thèmes gradués adapté à toutes les grammaires latines… (1846)
“ Ce noble sentiment s'appelle émulation. Que le caractère de l'envie est différent ! L'envieux voit avec douleur qu'un autre soit plus estimé et même plus estimable que lui, sans cependant s'efforcer de l'imiter. ”
Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse, Cours élémentaire de rhétorique… (1872)
“ On n'emploie ni les mêmes traits, ni le même coloris pour figurer un palais, un paysage, une bataille ou un incendie ; on ne fait pas, non plus, le récit d'un événement triste, comme d'une aventure gaie, le tableau d'un objet hideux, comme d'un objet aimable. Ajoutons que tous les sentiments, les plus vifs comme les plus doux, et la colère, et le remords, et la haine, et l'amour, et la tendre amitié, et la filiale piété, se doivent peindre dans le style, comme sur la toile du peintre, sous le ciseau du sculpteur. ”
Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse, Cours de thèmes gradués adapté à toutes les grammaires latines… (1846)
“ C'est là, qu'au sein de la plus douce félicité, ils habitent ensemble une prairie délicieuse, émaillée de mille fleurs, qui flattent agréablement la vue et l'odorat. Dans ces lieux enchantés, le ciel est toujours pur, les arbres toujours couverts de feuillage, le gazon toujours vert : tout y présente l'aspect le plus riant. ”
Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse, Cours de thèmes gradués adapté à toutes les grammaires latines… (1846)
“ L'Europe n'est plus la même qu'elle était autrefois. Les peuples n'ont plus les mêmes coutumes ni les mêmes opinions. Ni les Français, ni les Allemands, ni les Italiens, ne se servent plus des mêmes armes que leurs ancêtres. ”
Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse, Cours de thèmes gradués adapté à toutes les grammaires latines… (1846)
“ On y sent continuellement la douce haleine des zéphyrs qui agitent mollement le feuillage des arbres, et charment l'oreille par le murmure le plus agréable. On y voit voltiger une foule d'oiseaux immortels qui tirent de leur gosier flexible des sons si mélodieux, que l'on goûte un plaisir incroyable à les entendre. ”
Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse, Cours de thèmes gradués adapté à toutes les grammaires latines… (1846)
“ Illustre par toute sorte de vertus, Germanicus était l'amour et faisait les délices du peuple romain. Indépendamment de la noblesse de ses traits et de la beauté de sa personne, on vantait surtout sa constance, son affabilité et son égalité d'âme, soit dans la prospérité qui ne l'enfla jamais, soit dans l'adversité qui ne put jamais l'abattre. ”
Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse, Cours élémentaire de rhétorique… (1872)
“ Vous plaindrez, mais trop tard, ce cœur infortuné Que seul dans l'univers vous avez soupçonné, Ce cœur qui n'a point su, trop superbe peut-être, Déguiser ses douleurs et ménager son maître, Mais qui, jusqu'au tombeau, conserva sa vertu, Et qui vous eût aimé, si vous l'aviez voulu. ”
Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse, Cours de thèmes gradués adapté à toutes les grammaires latines… (1846)
“ Le taureau succombe sous la charrue, le cheval oublie sa pâture, le loup épuisé expire au milieu des agneaux languissants, le doux concert des oiseaux ne se fait plus entendre. Une peste affreuse étend sur nous ses ravages. ”
Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse, Cours de thèmes gradués adapté à toutes les grammaires latines… (1846)
“ Bien loin de se complaire dans leur bonne mine, dans leurs richesses ou dans la noblesse de leur naissance, ils auraient soin au contraire de faire oublier aux autres qu'ils sont audessus d'eux. Mais, la plupart du temps, on voit des gens sans aucun mérite personnel s'en faire accroire pour quelques légères prérogatives, qu'ils doivent plutôt à la fortune qu'à leurs vertus. Quelle petitesse d'esprit, de vouloir s'élever au-dessus des autres, parce qu'on a un peu plus d'argent qu'eux! ”
Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse, Cours de thèmes gradués adapté à toutes les grammaires latines… (1846)
“ Combien s'en faut-il que la vertu, tout aimable qu'elle est, nous entraîne aussi puissamment vers elle! tant l'amour des richesses l'emporte, dans nos cœurs, sur les attraits de la vertu ! Aveuglés par nos passions, nous regardons comme autant de chimères ces modèles parfaits qui apparaissent de loin en loin sur la terre. Cependant l'amour des richesses et l'ambition sont les deux passions qui ont donné au monde les spectacles les plus tristes et les plus sanglants. ”
Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse, Cours de thèmes gradués adapté à toutes les grammaires latines… (1846)
“ La tendresse d'une mère la rend ingénieuse. Soudain elle s'élance de son nid; ces objets , sur lesquels elle concentre tout son amour, elle les abandonne pour les sauver. Elle feint de ne pouvoir qu'avec peine mouvoir ses ailes. ”
Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse, Cours de thèmes gradués adapté à toutes les grammaires latines… (1846)
“ Plus vous montrerez d'obligeance, plus on sera complaisant pour vous. Plus on est honnête, plus on se fait d'amis; et le sage, quelle que soit sa condition, estime bien plus un véritable ami que l'or ou les dignités dont la multitude est si avide. ”
Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse, Cours de thèmes gradués adapté à toutes les grammaires latines… (1846)
“ Le prince a intérêt d'avoir soin que la paix et la tranquillité règnent dans ses États, et il importe au bonheur des sujets de ne pas la troubler ; au contraire, il est de leur intérêt de la maintenir et de la défendre. Le prince a un grand intérêt de faire des lois justes et équitables, de punir le vice et de récompenser, la vertu. Il est de notre devoir à tous de faire ce qu'elles nous ordonnent, et d'empêcher qu'on ne fasse ce qu'elles défendent. Il importe à chacun de nous de se montrer docile et obéissant à ceux qui nous commandent, et de suivre leurs conseils. ”
Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse, Cours de thèmes gradués adapté à toutes les grammaires latines… (1846)
“ C'est une belle maxime du prince des poëtes de l'ancienne Rome, que « tout cède à l'opiniâtreté du travail. » Si le relâchement s'y introduit, le moindre embarras arrête, l'empressement se refroidit, et bientôt, esclave de l'oisiveté, on s'endort dans la mollesse. L'esprit est né pour l'action. Pendant le sommeil même, où les pensées paraissent comme suspendues entre la vie et la mort, il ne peut demeurer oisif. Tant que le travail ne passe point les bornes, ne craignez pas que l'esprit y succombe : il en est de lui comme du corps ; le repos continuel l'énerve, l'exercice modéré le fortifie. ”
Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse, Cours de thèmes gradués adapté à toutes les grammaires latines… (1846)
“ Jamais accusation n'eut moins de fondement, que celle qui fut intentée contre Socrate. On l'accusa de corrompre la jeunesse, quoique depuis quarante ans il se fût constamment appliqué à former de bons citoyens, et qu'il eût toujours enseigné la vertu par son exemple encore plus que par ses préceptes. ”
Fête de l'inauguration du buste de J.-J. Courtaud-Diverneresse à Felletin (1881)
“ Je les fais citoyens, dit-elle, je les fais hommes; je veux que rien de la patrie, rien de l'humanité ne leur soit étranger ; je les fais francs, loyaux, braves et bons ; je les remplis, je les pénètre, je les imprègne de cette éducation morale et civique qui a fait Rome si fière, Athènes immortelle, qui doit retremper la vieille épée gauloise, qui doit refaire le sang et la moejle de la France ; je les mène à la source pure et pleine des plus mâles et grands sentiments qui puissent remuer le cœur de l'homme, inspirer et ennoblir l'âme du patriote. ”
Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse, Cours de thèmes gradués adapté à toutes les grammaires latines… (1846)
“ Tous les citoyens, quels qu'ils soient, doivent consacrer à leur patrie leurs biens et leurs talents. En quelque état qu'ils se trouvent, ils doivent se considérer comme des soldats en faction, obligés de voler à son secours, quel que soit le danger qui la menace. Ainsi, quelque emploi qui nous ait été confié, c'est à nous de remplir scrupuleusement nos devoirs. C'est à nous d'imiter les grands hommes, quelles que soient les vertus qui les ont illustrés, et quelques périls qu'ils aient bravés. ”
Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse, Cours de thèmes gradués adapté à toutes les grammaires latines… (1846)
“ Quel homme ne connaît pas César, que son ambition rendit le plus malheureux des citoyens romains? Alexandre et César, que leur orgueil perdit, peuvent être regardés comme de vrais tyrans. Leur domination insupportable a fait mourir une foule immense de citoyens. Alexandre était dur envers ses soldats, cependant ses soldats paraissaient l'aimer. L'espoir seul du butin que leur roi leur promettait les conduisait à la victoire. Qui ne plaint le sort des peuples que leur chef ambitieux traite aussi durement? ”
Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse, Cours de thèmes gradués adapté à toutes les grammaires latines… (1846)
“ Ni le magnifique spectacle de l'univers, ni l'air pur qu'il respire, ni l'agréable variété des fleurs dont la terre est émaillée, ni l'harmonieux concert des oiseaux, rien n'adoucira l'ennui qui le dévore. Tous ces plaisirs sont insipides pour l'homme, tant qu'il en jouit seul. ”
Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse, Cours de thèmes gradués adapté à toutes les grammaires latines… (1846)
“ Dans l'ancienne Rome, la pauvreté ne fut jamais regardée comme un déshonneur. Le peuple ne s'informait pas si un citoyen était riche ou non. Pourvu qu'il aimât sa patrie, et qu'il fût en état d'en soutenir la gloire, peu lui importait qu'il possédât beaucoup de richesses, qu'il eût une table somptueusement servie, et un domestique nombreux et brillant. On ne faisait pas de difficulté de confier le commandement des armées à un simple citoyen, lorsque ses talents et sa bravoure l'avaient rendu recommandable. ”
Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse, Cours de thèmes gradués adapté à toutes les grammaires latines… (1846)
“ Le talent le plus médiocre, dirigé par la sagesse, est plus utile que la supériorité la plus marquée qui n'a d'autre guide que la folie. Un lièvre qui courait avec la plus grande vitesse, aperçut une tortue se traînant avec le moins de promptitude possible. ”
Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse, Cours de thèmes gradués adapté à toutes les grammaires latines… (1846)
“ Comme les louanges que l'on accorde à la vertu portent les hommes à la pratiquer, de même les flatteurs, en érigeant en vertus les défauts des autres, sont toujours cause qu'ils ne s'en corrigent pas. Quand Ulysse partit pour aller faire le siège de Troie, il dit à ses amis : « Je vous laisse mon fils; il m'est plus cher que la vie, ayez soin de son enfance. J'espère que, si vous m'aimez, vous éloignerez de lui la pernicieuse flatterie : il faut aussi qu'il soit juste et sincère. » ”
Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse, Cours de thèmes gradués adapté à toutes les grammaires latines… (1846)
“ L'impunité du crime est cause que nous voyons autant d'hommes coupables. Si j'étais législateur, il ne tiendrait pas à moi que la terre ne fût purgée de tous les méchants. Il ne m'importerait pas qu'un homme fût riche ou pauvre; les lois le frapperaient s'il méritait d'être puni. Je doute qu'un magistrat doive user de clémence envers les méchants qui ne craignent pas de troubler la société. Il ne doit pas attendre que le coupable se rende digne deux fois du même châtiment, pour punir son audace. ”
Edmond About,
Les mariages de province
“ M. Courtois, très-empressé, l'invita pour la première valse, et juste au même instant l'orchestre préluda. Elle dansa divinement ; mais lorsque son cavalier l'eut ramenée jusqu'à sa place, elle lui dit : « Un peu plus loin, je vous prie, jusqu'au docteur Marchal. »M. Courtois dressa la tête comme un coq de combat : il frisa sa moustache ; ses yeux brillèrent. Il connaissait la haine de Mlle Kolb pour l'infortuné professeur, il avait quelques années de salle, il se réjouissait de former une alliance offensive qui pouvait le mener loin. ”
