Jack London,
L’Amour de la vie
(1907)
“ Malgré tout, ce long et morne hiver du Klondike, qu’avaient précédé pour lui deux autres hivers semblables, commençait à peser sur son âme. La surveillance du champ de placer, avec ses trous noirs et ses amas de neige, et la poursuite du filon capricieux n’arrivaient plus à chasser sa mélancolie. Vers les premiers jours de février, Lawrence fit quelques voyages à Dawson, cherchant à s’étourdir autour des tables de roulette et de faro. Parce qu’il pouvait perdre, il gagnait, et la « veine de Pentfield » devint bientôt une chose proverbiale dans le clan des joueurs hirsutes et fatalistes. ”

