Droit d'opposition

Définition et enjeux

Paul Pradier-Fodéré Principes généraux de droit, de politique et de législation (1869)

La division du pouvoir exécutif introduit nécessairement des oppositions de fait, même des violences, entre les diverses parties, et celle qui vient à bout de réunir à soi toutes les autres, se met incontinent au-dessus des lois. Mais l'opposition qui s'introduit (et qui pour le bien des choses doit s'introduire) entre les diverses parties du corps législatif, n'est jamais qu'une opposition de principes et d'intentions.
Source : Gallica

Jules Dacy Le génie de l'opposition ou Nouveau guide de l'électeur (1865)

L'obéissance aux lois, pour l'opposition, c'est attaquer celles qui existent, chercher à déprécier les meilleures, enlever leur prestige aux plus utiles, en réclamer d'impossibles ou d'absurdes, frapper sans cesse sur la constitution, calomnier indignement le suffrage universel, se mettre en dehors du droit commun, et chercher à faire un Etat dans l'Etat.
Source : Gallica

Maurice Caudel Nos libertés politiques : origines… (1910)

L'opposition se raccroche à toutes les branches, recourt aux arguments de querelle, ne trouve rien de net ni de solide, parce que le droit commun est contre elle. Pour l'emporter il faudrait qu'elle démontre l'insuffisance de notre système judiciaire, le déséquilibre de la loi sur la presse, la détestable perversion du régime politique tout entier : tâche écrasante, qu'elle soupçonne à peine.
Source : Gallica

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