Résumé

Procès de la société dite les Amis de la liberté de la presse (1820)

Peut-être n'en est-il point de plus essentiel ni de plus précieux, car l'esprit d'association est né avec l'homme : soit effet de son organisation, soit sentiment de sa faiblesse individuelle, il tend sans cesse à entrer en communication avec ses semblables. Après avoir, par des agrégations générales, composé les sociétés politiques, il forme encore, dans le sein de ces grandes communautés, une foule de sociétés particulières. Il s'associe pour l'instruction, pour le plaisir, pour la bienfaisance. Tout, dans le monde, est société, union, combinaison d'efforts, de travaux ou d'idées.
Source : Gallica

Procès de la société dite les Amis de la liberté de la presse (1820)

Le pouvoir, s'il n'était point contenu par l'opposition, marcherait vers la tyrannie ; l'opposition, si elle ne rencontrait point le pouvoir, pourrait conduire à l'anarchie. Ainsi, chacun d'eux sert à l'autre de barrière, et tant que leur force est à peu près égale, l'ordre social est conservé. Mais si le pouvoir brise les garanties, ou si l'opposition brise le pouvoir, la société est dissoute.
Source : Gallica

Procès de la société dite les Amis de la liberté de la presse (1820)

Un gouvernement où l'opposition est impossible n'est donc autre chose qu'un gouvernement despotique. Or, messieurs, j'ai pensé, je l'avoue, et la France l'a pensé comme moi, que l'institution du régime constitutionnel, que la promulgation de la charte avaient exilé sans retour le despotisme et toutes ses conséquences : j'ai pensé que les précautions prises par le pouvoir absolu contre la liberté s'étaient évanouies d'elles-mêmes, du jour où la liberté a détroné le pouvoir absolu.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature