Résumé

Jules Delaborde Liberté religieuse : mémoires et plaidoyers (1854)

En un mot, entraver la liberté du culte extérieur, individuel ou collectif, c'est mutiler la liberté de conscience.
Serait-ce là le but vers lequel la Charte eût voulu tendre? Nullement.
En effet, qu'on le remarque bien, ce que la Charte garantit, c'est la réalité d'un fait générique qui doit s'accomplir en pleine liberté. Or, l'idée de liberté implique celle d'action. Ce qui est permis à chacun, c'est donc d'agir pour exercer le droit que la Charte lui reconnaît. Mais quelle est ici la sphère d'activité assignée à l'homme?
Source : Gallica

Jules Delaborde Liberté religieuse : mémoires et plaidoyers (1854)

La famille, qui n'est autre chose que la société, dans des proportions restreintes, il est vrai, mais du moins nettement coordonnées, apparaît comme la première agrégation de créatures humaines au sein de laquelle la conformité des croyances religieuses dépose le germe de la célébration du culte en commun. Là, cet indicible parfum d'adoration qu'une âme épanouie au souffle de l'amour divin exhale autour d'elle est recueilli par la sympathie, et bientôt à une âme s'allient d'autres âmes, à une hymne d'autres hymnes, à une prière d'autres prières, à une espérance d'autres espérances.
Source : Gallica

Jules Delaborde Liberté religieuse : mémoires et plaidoyers (1854)

Echappant aux regards de ses semblables, retranché dans l'asile impénétrable de sa conscience, seul devant Celui qui sonde les cœurs, il se sent libre de croire ce qu'il estime, dans le domaine religieux, être pour lui la vérité.
Quelle que soit sa croyance, juste ou erronée, consolante ou désespérante, il échappe, relativement à sa formation et à son développement, à tout contrôle humain, à toute prohibition ou coaction humaine. Il est libre, d'une liberté dont il ne doit compte qu'à Dieu, car c'est de Dieu seul qu'à cet égard il relève.
Source : Gallica

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