Résumé

Auguste Lauwers Du Droit de police à l'intérieur des églises… (1883)

Un Maire a-t-il le droit de faire placer dans l'église, malgré le Conseil de fabrique et le curé, des emblèmes politiques, comme des drapeaux tricolores, un buste du Boi, etc. ?
C'est au Conseil de fabrique seul de décider de quelle manière l'église doit ou ne doit pas être décorée; c'est à lui seul qu'il appartient de donner des ordres à ce sujet. M. le Maire sort tout-à-fait de ses attributions en s'occupant de la décoration du temple, des embellissements à y ajouter. A cet égard, il n'a aucune autorité; il n'a pas plus de droit que tout autre citoyen.
Source : Gallica

Auguste Lauwers Du Droit de police à l'intérieur des églises… (1883)

Ainsi, dans l'église, un individu garde son chapeau sur la tête, sa tenue est indécente, le curé a le droit d'avertir, ou d'expulser, par ses officiers, celui qui offense ainsi la majesté de la religion. Mais le trouble est de nature à compromettre la tranquillité publique : des individus résistent à l'ordre donné, ils se livrent à des excès, à des violences ; ce n'est plus la religion seule qu'il faut protéger, c'est l'ordre public qu'il faut maintenir : le bourgmestre reprend son caractère, il a le droit de faire la police.
Source : Gallica

Auguste Lauwers Du Droit de police à l'intérieur des églises… (1883)

La loi en attribuant au curé le droit de police dans l'église et ses dépendances, ne lui a pas cependant reconnu le droit d'exercer cette police, comme agent de la police civile ou judiciaire, parce qu'il n'est pas, en réalité, dépositaire d'une partie de l'autorité publique.
Un curé ne pourrait pas faire un procès-verbal, ni ordonner des arrestations. Il doit, quand son pouvoir est méconnu, invoquer les dispositions de lois qui protégent le culte et sa parfaite liberté, et provoquer la complète et sincère application de ces lois, auprès des autorités compétentes.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature