Anonymous, Bulletin de Lille, 1916-01
“ Vous vous reposez chaudement, et, dès avant l'aube, quelque temps qu'il fasse, il a déjà chargé sa charrette, il la pousse, il la tire, allant à travers la ville pour appeler, pour exciter les clients. Vous descendrez tout à l'heure de votre chambre, et trouverez bien chaud le chocolat ou le café au lait qui vous attend; et, lui, il compte sur le produit de sa vente, sur son travail, pour donner l'indispensable à sa famille, à lui-même... Dites-vous que chaque cri qu'il pousse, ce marchand, c'est un cri de famine. ”
