Marcel Boulenger

Marcel Boulenger

Résumé

Portrait de Marcel Boulenger Marcel Boulenger Le gros garçon (1926)

Gérard recevait, coup sur coup, des sentiments inaccoutumés, ainsi que l'on reçoit des rafales de pluie. La tristesse de ce presbytère, la voix si grave du prêtre, cette image d'une femme à la
fois drôlesse autant que vertueuse, aventurière non moins qu'épouse parfaite, cette sainte, disait l'abbé, voilà de quoi éteindre, dérouter l'âme toute luisante et craquante, légère et craintive d'un homme de plaisir. Ces gens-là, tout les étonne, au fond. On les croit intrépides viveurs, habitués à considérer sans trouble les pires extravagances des circonstances ou des passions humaines.
Source : Gallica

Portrait de Marcel Boulenger Marcel Boulenger Le gros garçon (1926)

Puis le calme retombait, non sans un vague bruissement de soie : c'étaient les dérisoires peupliers frissonnant au dehors par ce minuit d'août, comme des arbres poussés en plein vent au bord d'une prairie puissante... Certes, la pièce était silencieuse, même recueillie, si l'on veut, mais non pas réellement solitaire, car la nature y glissait des antennes.
Mlle Marthe Acrambelle, lui dit la sœur Saint-Philippe, venait de se retirer : on avait obtenu
enfin qu'elle consentît à dormir, ou du moins à essayer de trouver un peu de sommeil.
Source : Gallica

Portrait de Marcel Boulenger Marcel Boulenger Le gros garçon (1926)

Qui dit château, dit aussi pelouses, ombrages, eaux qui rêvent : or, Saint-Genest n'était qu'une grande maison dont la grille bordait la route. Un espace de gravier, en vérité considérable, et encadré par quelques petits peupliers, plantés et entretenus là non sans peine, séparait des passants l'étrange bâtisse, à laquelle un portail énorme était ajouté comme un faux nez sur un visage : une caricature monumentale.
Gérard n'entendait rien à l'architecture, art difficile, où l'intelligence décide autant que le goût : mais on le recevait dans un grand nombre
Source : Gallica

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