Résumé

Portrait de Charles Courbe Charles Courbe Les rues de Nancy du XVIe siècle à nos jours… (1885-1886)

Le peuple n'est pas aussi indifférent à l'histoire locale. Nous qui ne fréquentons ni les salons, ni les académies, mais qui vivons depuis prés de trente ans avec l'ouvrier, nous savons que celui-ci est curieux, qu'il ne désire que s'instruire sur les choses de la ville, alors que nul ne songe à les lui enseigner. S'il ne demande pas d'étendre le cercle de ses connaissances à l'histoire de toute la ville, il aime à connaître au moins celle du quartier qu'il habite, pourquoi telle rue a pris tel nom, ce qu'il y avait dans cette rue, ce qu'était ceci, ce qu'était cela.
Source : Gallica

Portrait de Charles Courbe Charles Courbe Les rues de Nancy du XVIe siècle à nos jours… (1885-1886)

« A quoi bon une rue des Champs en pleine ville ? Est-ce parce qu'il y avait là des champs ? Mais il y en avait avant Charles III, dans toutes les parties de la ville neuve. Il conviendrait fort d'appeler la rue des Champs rue Mique, du nom des architectes éminents qui bâtirent la magnifique caserne Sainte-Catherine, et qui habitaient le bâtiment
actuel de l'Ecole forestière. Les noms des artistes doivent trouver place auprès des monuments qu'ils ont édifiés. »
A ce compte, il n'y aura jamais assez de rues à Nancy pour y placer les artistes de tous genres qui ont contribué à l'embellir.
Source : Gallica

Portrait de Charles Courbe Charles Courbe Les rues de Nancy du XVIe siècle à nos jours… (1885-1886)

L'ancien nom de cette rue, se trouvant donc changé et remplacé par celui de Rousseau, ou tel autre que vous voudriez ; tout cela étant annoncé, battu, placardé et qui, plus est, taillé sur la pierre ou peint à la brosse ; qu'alors les citoyens, vieux habitans de pères en fils de la rue Saint-Nicolas, murmurent de cet impromptu de changement, continuent avec affectation, de la nommer toujours de même ; ils vous déplairont. Les rapports, les exagérations, les tournures calomnieuses trotteront alors, n'en doutez pas ; les nuances se foncent toujours. L'homme est homme, lorsqu'il se plaint.
Source : Gallica

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