Résumé

Georges Pommier La ville de Château-Thierry (ses transformations à travers les âges… (1920)

Le Riche Juif, puisqu'il faut l'appeler par son surnom, habitait, dans le voisinage de la rue du Crochet, une belle et grande maison où l'on faisait de « bonnes petites affaires » et où tous les israélites de Château-Thierry s'assemblaient pour dire des prières. C'était à la fois une maison de banque et une synagogue.
Notre homme profita de ce qu'il était bien en cour pour commettre les pires exactions. Sans doute se croyait-il sûr de l'impunité. Les plaintes, cependant, affluêrent et la justice seigneuriale décida, après examen, de traduire à sa barre le féroce usurier.
Source : Gallica

Georges Pommier La ville de Château-Thierry (ses transformations à travers les âges… (1920)

L'une de nos plus grandes gloires littéraires, Jean de La Fontaine, dut attendre quelque cent ans avant que cet hommage lui fût rendu.
De nos jours, il n'en va pas de même. Il suffit qu'une ville recueille un legs pour que ses représentants se hâtent d'infliger à une avenue ou à une rue, selon le plus ou moins d'importance de la somme léguée, le nom du donateur. La politique s'en mêlant, il en est qui, à moins de frais, bénéficient de cette suprême distinction.
Source : Gallica

Georges Pommier La ville de Château-Thierry (ses transformations à travers les âges… (1920)

Que voulez-vous, La Fontaine, c'est notre grand recours, chaque fois qu'il s'agit, ici, de donner quelque mirifique enseigne à un hôtel, de baptiser un cercle réactionnaire ou une loge maçonnique. Il n'est pas de petits mais cordiaux hommages qu'on ne rende à sa mémoire...
Remarquons en passant que la fontaine de la Grande Rue fut dédiée à Castelnault, celle de la place du marché Saint-Martin à de Gerbrois, celle de l'avenue des Petits Prés (aujourd'hui Jousseaume-Latour) à Viard. Castelnault et de Gerbrois ont été maires de Château-Thierry, le premier en 1808 et le second en 1860.
Source : Gallica

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