Résumé

Émile Badel Les nouvelles rues de Nancy de 1906 à 1909 (1909)

Actuellement, nous en sommes au triomphe des noms propres et des illustrations nationales et régionales.
On imagine de perpétuer la mémoire des hommes célèbres en donnant leur nom à des rues. Et certes, il y a là une intention estimable. Le malheur, c'est que l'on aperçoit trop d'hommes célèbres, et que le petit nombre de ceux dont la gloire doit survivre se trouve noyé dans
la masse de ceux dont la renommée passagère est destinée à retomber dans l'oubli.
On a à Nancy, la rue Drouot et la rue Callot, mais l'on a aussi la rue Machin, le boulevard Chose et l'avenue Tartem- pion.
Source : Gallica

Émile Badel Les nouvelles rues de Nancy de 1906 à 1909 (1909)

« A partir de la rue de Saint-Lambert, la rue nouvelle est dans le prolongement mathématique de la rue du faubourg Stanislas. Dès lors, est-il nécessaire de la désigner sous un vocable nouveau ?
Votre commission ne l'a pas pensé ; elle estime qu'une seule rue ne doit porter qu'un seul nom (hum!!!) et que le fractionnement en tronçons est préjudiciable à tous les points de vue.
En conséquence, elle a décidé que la rue du faubourg Stanislas prolongée s'appellerait tout simplement : rue du Faubourg Stanislas, comme l'ancienne dont elle est la filiale ! »
Source : Gallica

Émile Badel Les nouvelles rues de Nancy de 1906 à 1909 (1909)

On aurait pu appeler plus heureusement la nouvelle percée rue Odelric de Nancy ou encore rue Saint-Bodon, du nom du fondateur de ces quartiers suburbains.
Mais un conseiller municipal, qui assure que l'histoire de Nancy ne l'intéresse en aucune façon, M. Bretagne, a voulu trancher de très haut et s'est élevé contre ce vocable historique, prétendant que l'évêque de Toul, Leudinus-Bodon, n'était jamais venu à Nancy. Qu'en sait- il? Et pourquoi aurait-on appelé tout ce vallon pittoresque Boudonville ? Il y a des gens vraiment terribles et néfastes dans les conseils municipaux.
Source : Gallica

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