Henri Bonnet

Élements biographiques

Henri Bonnet Revue des Deux Mondes

On peut dire qu’il n’y a pas d’industrie spéciale au vingtième arrondissement. Sans doute, on pourrait citer quelques fonderies, quelques manufactures, quelques fabriques. Mais tout cela ne peut faire vivre qu’une part infime de la population. Aux premières heures du jour et le soir, quand est finie la journée de travail, c’est un mouvement fantastique de tous les adultes, hommes et femmes, qui s’en vont ou reviennent. Dans la journée, les quartiers sont comme frappés de sommeil. Seuls les marchés et la rue des Pyrénées ont encore un peu d’animation.
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Henri Bonnet Revue des Deux Mondes

L’esprit de ce système est de confier quelques unités parmi les malheureux au plus grand nombre possible de citoyens établis auprès d’eux. Peut-être peut-on dire qu’il y a plus de vieillards vers la rue de Saintonge et plus de chômeurs vers les Arts et Métiers ; d’une façon générale, la misère apparaît également répartie sur l’arrondissement tout entier. Il suffirait, pour s’en rendre maître, d’un léger effort. La population a toutes les qualités pour le tenter ; elle recherche les occasions de groupement ; des sociétés, des comités, des conférences se fondent pour toutes sortes d’objets.
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Henri Bonnet Revue des Deux Mondes

La plaine Monceau est essentiellement un lieu d’habitation. L’ancienne population de petite bourgeoisie a complètement disparu. Elle a laissé la place aux ingénieurs, financiers, gens de lettres et artistes qui habitent tous ces immeubles, d’un luxe de fantaisie, quand il s’agit d’hôtels particuliers ou édifiés sur les plans d’architectes à la mode, quand les maisons sont du domaine d’une société immobilière. On ne voit partout que pierres blanches, glaces transparentes, balcons et fers forgés.
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