Résumé

Jean Flory Simples conseils pour étudier (1950)

Vous êtes ainsi faits que tout devient chez vous formidablement impérieux. Rien ne reste à son plan : l'envie d'une lanterne de bicyclette ou d'un cochon d'Inde, d'un atlas ou d'un canoë, suffit à vous posséder entièrement. Une séance de cinéma, une partie de patinage, une invitation chez un camarade, voilà qui déséquilibrera votre vie pendant toute une semaine. Je glisse sur certaines aventures d'ordre affectif qui, en dehors d'elles, ne laissent rien subsister.
Vous continuerez, bien sûr, à sembler travailler. Vous ferez des heures de présence devant vos cahiers ou vos livres ouverts.
Source : Gallica

Jean Flory Simples conseils pour étudier (1950)

Le professeur de dessin est au niveau du professeur de gymnastique : lui non plus ne porte pas une robe aux distributions de prix.
Peut-être pourrait-on augmenter son prestige en le chargeant d'enseigner dans toutes les classes l'histoire de l'art.
Tous les professeurs de dessin ne sont pas d'égale valeur. J'en connais d'excellents qui ne se contentent pas de faire copier des « bosses en plâtre », la tête de Socrate ou d'Agrippa, mais qui cherchent à éveiller la curiosité et le sens artistique des élèves. Ils leur font observer les lignes, les reliefs, les ombres, les couleurs.
Source : Gallica

Jean Flory Simples conseils pour étudier (1950)

Ceux qui connaissent l'Allemagne ont remarqué combien on y pratique la musique vocale d'ensemble. Dès l'école, on chante en chœur; on prend cet esprit d'équipe indispensable en musique comme ailleurs; on acquiert cette discipline qui est le secret des grands orchestres allemands.
La musique vocale, et surtout le chœur, sont, en effet, beaucoup plus formateurs que la pratique des instruments. Outre que la voix est un instrument essentiellement personnel qui possède par son timbre une vie propre, le chant est le pont nécessaire entre la poésie et la musique.
Source : Gallica

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