Résumé

Portrait de Édouard Martin Édouard Martin Collégiens, étudiants et mercadets pour rire (1853)

CRAPOUILLOT. — Une !
BLANDEZINC. — Deuss !
GIBOULOT. — Trois !
Et le pauvre pion est retourné !
CRAPOUILLOT. — L'omelette a jéussi! Du silence et en place pour le ronflement!
Chacun gagne son lit et ronfle avec le bruit d'un moulin à vent.
Mais le pion s'est réveillé.
Il croit d'abord à un cauchemar, à un affreux cauchemar. Bientôt la vérité lui apparaît dans toute son horreur. Il se démène comme un poisson dans du vitriol, secoue, malgré la respiration qui commence à lui manquer, les monceaux de matelas, de traversins, d'oreillers, d'habits qui le couvrent.
Source : Gallica

Portrait de Édouard Martin Édouard Martin Collégiens, étudiants et mercadets pour rire (1853)

GIBOULOT. — C'est une excuse.
BLANDEZINC. — Certainement.
CRAPOUILLOT. — Du tout, ce n'est pas une excuse ! Sans doute la famille impose des devoirs ; mais nous devons aussi satisfaire Némésis, Messieurs. Némésis, néanmoins, te pardonne, Pluchonneau. Tu as à te plaindre de cet infâme pion?
PLUCHONNEAU. — Oh voui!
BLANDEZINC. — Et tu veux te venger ?
GIBOULOT. — A mort?
PLUCHONNEAU. — Voui!
CRAPOUILLOT. — Eh bien, à partir de ce jour, Pluchonneau. tu es des nôtres. A bas les pions ! As-tu été quelquefois au spectacle, Pluchonneau?
PLUCHONNEAU. — Jamais ! m'man dit comme
ça.
Source : Gallica

Portrait de Édouard Martin Édouard Martin Collégiens, étudiants et mercadets pour rire (1853)

Lorsque je t'ai rencontré tantôt, mon cher Blandezinc, je cherchais un homme; Diogène aussi : mais, entre Diogène et moi, il y a cette différence que Diogène cherchait un honnête homme.
— Mais, Crapouillot, je ne suis pas un coquin!
— Fi donc! pour qui me prends-tu?' Je t'estime, Blandezinc. J'ai des principes; je marche avec mon siècle. As-tu vu au Gymnase une pièce qui s'appelait Mercadet? — Il y a bien longtemps que je n'ai été au théâtre.
Source : Gallica

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