Résumé

Marie-Emile Vallet, mort à Amiens… (1866)

Ce qui nous a déterminé à faire connaître la vie et surtout la fin édifiante d'Emile Vallet, c'est qu'il est rare qu'on puisse proposer un exemple où il soit plus facile de suivre l'action douce et forte de la grâce.
Quel spectacle plus attendrissant et plus consolant que celui d'un jeune homme bien doué, qui veille et qui prie pour garder son innocence; qui a plus d'attraits que de courage pour la vertu; qui est continuellement entraîné vers le mal tandis qu'il ne cesse de marcher vers le bien; qui ne conquiert la paix de l'âme qu'à force de se combattre
Source : Gallica

Marie-Emile Vallet, mort à Amiens… (1866)

On le voit, il conserva sa connaissance jusqu'à la dernière limite, dans une maladie qui l'ôte presque toujours dès le début.
Après cette lutte terrible qu'on appelle l'agonie, lutte affreuse entre la vie et la mort, à seree ans, dans un corps vigoureux, au moment où la vie allait lui échapper, Emile revint à la connaissance un instant, le temps de se reconnaître et de chercher des yeux le crucifix. Il le regarda une première fois, il le regarda une seconde fois, puis il s'endormit dans le Seigneur, le sourire sur les lèvres.
Source : Gallica

Marie-Emile Vallet, mort à Amiens… (1866)

Accessible à tous les bons sentiments, Emile eut toujours la plus tendre charité envers les pauvres et les malheureux. C'était pour lui un bonheur de se priver des douceurs qui lui étaient accordées et de les donner aux enfants pauvres. Il lui arrivait quelquefois de quitter ses jeux pour guêter à la porte de la maison le passage d'un pauvre. Lorsqu'il en voyait un qui lui paraissait plus misérable, il s'empressait de courir solliciter auprès de sa mère une aumône pour son protégé, et il savait en peu de mots exciter la pitié et attendrir le cœur de Madame Vallet.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature