Résumé

Un souvenir de Saint Gabriel ou Maurice de Lansade… (1866)

Comme Berchmans à ces derniers moments, notre pieux enfant allait avoir en effet à soutenir un assaut suprême.
Maurice, si calme, si joyeux un instant auparavant, parait tout d'un coup inquiet, agité. Ses traits marquent l'effroi ; il arrête son regard sur la muraille ; de sa main il semble repousser un ennemi invisible ; il s'écrie : « Non, non. je ne veux pas. je ne veux pas. » L'infirmier, tout ému lui-même, se hâte d'aller chercher de l'eau bénite et la présente au Révérend Père Recteur qui en jette sur le malade.
Source : Gallica

Un souvenir de Saint Gabriel ou Maurice de Lansade… (1866)

Le malade en proie aux plus vives souffrances conservait toujours son calme. Sa patience et sa résignation étaient inaltérables. Sans cesse occupé de la pensée de Dieu, il lui offrait continuellement ses douleurs. Il avait fait placer aux pieds de son lit toute une série d'images. Là figuraient le Sacré Cœur, la Sainte Vierge, saint Ignace et les bienheureux Canisius et Berchmans. Il n'y manquait que saint Maurice qu'on avait cherché, mais en vain, dans toute la maison. Notre cher malade promenait son regard de l'un à l'autre, les priant tour-à-tour avec ferveur.
Source : Gallica

Un souvenir de Saint Gabriel ou Maurice de Lansade… (1866)

Il fût là ce qu'il était au collège, un modèle de piété, de modestie, de convenance et de bon ton. Ses petits cousins étaient ravis de sa candeur. Leur mère admirait surtout sa parfaite déférence et son incomparable docilité. Cette pieuse dame s'attacha dès lors à ce cher enfant. Elle l'aima comme son propre fils et, plus tard, quand elle apprit la nouvelle de sa mort, elle crut avoir fait une perte personnelle. Se rappelant alors ses admirables vertus et l'édification qu'il donnait à toute sa famille : « Oh ! mon Dieu, disait-elle, quel malheur pour moi » que la mort de ce cher Maurice.
Source : Gallica

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