Résumé

Platet Une fleur du sanctuaire moissonnée en son printemps… (1884)

L'unique désir de devenir un jour prêtre avait conduit le jeune Ulysse Rouby au petit séminaire.
Ce désir ne fit que se fortifier avec l'âge : « Je suis au séminaire, écrivait-il, dans cette
maison sainte, pour me préparer à gravir les marches de l'autel, et devenir un bon et fidèle ministre du Seigneur, travaillant à la gloire de Dieu et au salut des âmes. »
En général l'enfant qui entre au petit séminaire, veut, dit-il, se faire curé.
Si ce n'est qu'une velléité, elle ne tarde pas à s'effacer, sans nuire aux grâces naturelles de l'enfance.
Source : Gallica

Platet Une fleur du sanctuaire moissonnée en son printemps… (1884)

On quitte sans regret ce monde corrompu où l'on est si exposé à perdre la foi.
« D'ailleurs puisqu'on nous menace, c'est une raison de plus pour nous de nous affermir dans la vertu, et de suivre sans crainte notre
vocation. La victoire finale nous est acquise ; c'est Jésus-Christ lui-même qui nous l'affirme.
Nous n'avons qu'à marcher, en redoublant d'ardeur pour le service de Dieu. Plus nous serons éprouvés, plus grand sera notre mérite, et plus éclatant notre triomphe.
« Rassurez-vous donc, chers parents : priez toujours pour moi; faites aussi -prier les autres. »
Source : Gallica

Platet Une fleur du sanctuaire moissonnée en son printemps… (1884)

Quand l'intéressant malade crut avoir rempli tous ses devoirs envers les hommes, il se réfugia exclusivement dans les choses de Dieu.
Dans les moments où la violence du mal n'absorbait pas toutes ses facultés, il répétait les prières qu'il avait coutume de faire chaque jour, au séminaire. Nous nous rappelons encore avec émotion, à trois ans de distance, ces scènes touchantes où les accents d'une piété, qui n'avait rien de terrestre, remuaient notre âme et semblaient nous transporter hors de ce monde.
'La veille de l'Immaculée-Conception, nous nous trouvions à l'infirmerie.
Source : Gallica

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