Une vocation : lettres à un ami (1862)
“ Un soir que je m'étais demandé ce que je ferais de plus beau, de plus émouvant quand je serais prêtre, il me vint à l'esprit que ce devait être de préparer des enfants à la première communion ; la candeur de ces jeunes âmes se réflétant sur leur front, s'exhalant dans ces aveux naïfs, où l'innocence, comme on l'a si bien dit, se révèle en croyant s'accuser, me remuaient d'avance délicieusement le cœur, et je versai des larmes, des larmes de pure joie, cette fois, en répétant en moi- même : « Oui je serai prêtre ! » Je m'endormis dans cette douce pensée, et toute la nuit je rêvai des anges. ”
