Résumé

L'abbé Pétrus Celle : économe du petit-séminaire de l'Argentière (1890)

Malade récemment à Alger, il avait pleuré et crié, ne voulant pas mourir sans être baptisé. Tout son désir était de vivre et de mourir dans la religion des pères blancs, dont il a été l'élève ; l'apostolat de leur vie avait suffi pour ouvrir ce jeune cœur à la grâce.
Ce fut bientôt l'heure du départ. Après l'heureuse expérience du voyage, M. l'Econome s'embarquait avec tranquillité. Mais il ne partit point sans se faire escorter par une abondante cargaison de dattes succulentes, destinées, comme don de joyeux retour, aux confrères et aux élèves, à toute la famille de l'Argentière.
Source : Gallica

L'abbé Pétrus Celle : économe du petit-séminaire de l'Argentière (1890)

Aussi, quand, en 1876, la mort vint enlever à l'affection et à l'estime de tous, maîtres et élèves, M. l'abbé Girin, qui, pendant 17 ans, dirigea le séminaire avec tant de succès et d'autorité, ce fut un grand deuil. M. Celle pleura l'ami intime, qu'il n'oublia pas, le directeur de son âme; mais sa douleur et ses regrets ne l'empêchèrent point de prêter tout son concours le plus loyal au nouveau Supérieur, M. l'abbé Botton. Sous sa haute direction, il continua son œuvre avec le même zèle et le même courage ; il travaillait pour l'Argentière.
Source : Gallica

L'abbé Pétrus Celle : économe du petit-séminaire de l'Argentière (1890)

Tous les soins n'arrêtaient rien; le dénouement approchait; le samedi matin, on crut devoir faire les prières de la recommandation de l'âme; le malade entendait, mais ne pouvait manifester sa pensée. Dans l'après-midi, il y eut comme une étincelle de vie qui se ralluma; tous les domestiques étaient rangés autour de son lit; alors d'une voix assez forte : « Vous êtes donc venus dire adieu à votre pauvre vieux économe; je vous remercie; soyez toujours bien sages; quand vous prenez vos récréations, n'offensez pas le bon Dieu; aimez-le toujours bien. » Et ces braves gens fondaient en larmes.
Source : Gallica

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