Roger de Beauvoir

Roger de Beauvoir

Résumé

Portrait de Roger de Beauvoir Roger de Beauvoir Le café Procope (1835)

Antonio, premier valet-de-chambre du chevalier, répondit que l'on dressait en ce moment dans le grand salon du palais.
C'était là une des idées singulières de Richettini, de souper souvent lui tout seul, dans ce grand salon doré. Il faisait cacher des musiciens sous un rideau, et se plaisait à écouter leurs plus belles symphonies. La musique italienne, la plus forte passion de cejeune homme après le jeu, lui semblait divine dans cet appartement si riche, si illuminé !
Source : Gallica

Portrait de Roger de Beauvoir Roger de Beauvoir Le café Procope (1835)

La vie de l'Italien Richettini dans ce palais fut vraiment une grande impiété. Il buvait, jouait, et ne s'embarrassait guère de ce que les philosophes et les professeurs de rhétorique nomment le remords.
Les sciences occultes avaient d'ailleurs en ce temps une telle influence qu'elles dominaient les consciences fortes ou faibles, et qu'à force de s'entretenir avec les esprits, on finissait très-réellement par n'en avoir plus peur. Cela était si vrai, que le chevalier qui, un siècle avant, eût écrit à Rome pour demander sincèrement une indulgence, écrivit à Cagliostro.
Source : Gallica

Portrait de Roger de Beauvoir Roger de Beauvoir Le café Procope (1835)

Des actions en bon papier sur la Compagnie des Indes, des contrats sur la ville, et de plus, un magnifique palais dans la Strada Nuova de Gênes, telle était l'indemnité promise par la mort de sa tante à Richettini.
Vous avez pu voir que ce pauvre jeune homme achetait bien cette fortune par le plus ennuyeux service que puisse faire un mortel.
Promenades obligées, soirées d'office, opéras de commande, et réceptions d'étiquette, tout concourait à fausser la vie du chevalier dans son principe, car ce Richettini était le plus joyeux compagnon qui se fût vu.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature