Pierre-François Mathieu, Histoire des miraculés et des convulsionnaires de Saint-Médard… (1864)
“ Voltaire, dans un passage du poëme qu'on lui a si justement reproché, n'a-t-il pas lancé aussi son épigramme : Un grand tombeau, sans ornement, sans art, Est élevé non loin de Saint-Médard ; L'Esprit divin, pour éclairer la France, Sous cette tombe enferme sa puissance. L'aveugle y court, et d'un pas chancelant Aux Quinze-Vingts retourne en tâtonnant ; Le boiteux vient clopinant sur la tombe, Crie hosanna! saute, gigotte et tombe; Le sourd approche, écoute et n'entend rien. Tout aussitôt de pauvres gens de bien, D'aise pâmés, vrais témoins du miracle, Du bon Pâris baisent le tabernacle. ”
