Paul Féval

Résumé

Paul Féval La Cavalière

Raoul ! murmura-t-elle, étiez-vous si malheureux ?
— Lorsque, sur mon chemin, poursuivit le jeune vicomte qui joignit les mains, je rencontrai un ange de pureté, une chère âme, si sainte et si candide, qu’à sa vue mon cœur retrouva la religion de son passé ; un ange, j’ai bien dit : un ange que j’admirai, que j’aimai comme on espère, comme on croit et qui m’agenouilla aux pieds de Dieu !
Un grand bruit se fit dans la cour et sembla trouver de retentissants échos dans l’intérieur de l’hôtel.
Sainte Vierge ! s’écria Mariole effrayée, ma sœur Hélène ! elle va venir !
Source : Wikisource

Paul Féval La Cavalière

La tante Catherine branlant la tête et ouvrant ses yeux avides qui disent : A-t-on pensé à moi ? Les enfants inquiets, pressés, gourmands comme des petits loups, s’embarrassant dans vos jambes, flairant, tâtant vos poches, pour deviner plus vite par la forme ou par l’odeur ce que vous apportez. C’est le monde en raccourci, vois-tu mon pauvre Nicaise ! Enfants, jeunes gens, vieillards ne vous font fête que dans l’espoir d’avoir leurs étrennes ! Est-ce vrai ?
— Moi, je ne sais pas, demoiselle, répondit le fatout simplement ; on ne m’a jamais rien donné.
— C’est juste, ça, dit Hélène adoucie.
Source : Wikisource

Paul Féval La Cavalière

Et penses-tu que tu ne vailles pas ceux qui sont plus orgueilleux que toi ?
— Merci bien tout de même de vos honnêtetés, demoiselle, balbutia Nicaise, qui étouffait.
— Je veux te demander conseil, moi ! poursuivit la terrible Hélène. Qui peut m’en empêcher ? Tu as du bon sens, tu as de la bonne foi, c’est rare par le temps qui court. Écoute-moi bien. Je pense à moi quand on croit que je m’occupe des autres. Je vivrai vieille, moi, vois-tu, très-vieille, j’en suis sûre comme si j’y étais déjà !
— Que Dieu le veuille, demoiselle Hélène ! dit le bon fatout du fin fond de son âme.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature