Paul Féval

Résumé

Paul Féval La Chasse au roi (1881)

Raoul le saisit par le bras. Nicaise se démena comme un beau diable, criant :
— Lâchez-moi, l’homme ! C’est au braconnier que je veux parler !
— C’est moi, dit Raoul. Que me veux-tu ?
— Tiens, tiens ! C’est pourtant vrai ! Vous n’êtes point de moitié si bien habillé que ça quand vous venez au Lion-d’Or, hé, l’homme... Mais le diable est dans le pays, voilà qui est sûr, monseigneur.
— Parleras-tu, drôle !
— Drôle ! se récria Nicaise. La demoiselle Hélène m’en dit de dures, mais elle ne m’a point encore appelé comme ça. Drôle vous-même, ah ! mais !... Approchez voir votre oreille.
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Paul Féval La Chasse au roi (1881)

Quand nous jouions tous deux, ne vous souvenez-vous point que vous étiez la reine ?
— La reine, prononça froidement lady Stuart, c’est celle qui envoie ce message à Votre Majesté.
Jacques jeta les yeux sur le pli.
— L’écriture de ma mère ! murmura-t-il.
Et il approcha le papier de ses lèvres avec une sincère piété filiale.
— Ma mère ! ajouta-t-il, ma noble et infortunée mère !
— Noble, c’est vrai, sire, dit Mary, cela ne passe jamais. Grâce au ciel, il n’en est pas de même de l’infortune, qui n’a qu’un temps.
— Nous parlions d’elle, reprit le roi qui cherchait des yeux Raoul.
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Paul Féval La Chasse au roi (1881)

Ce fut comme pour les rubans et pour les fleurs. L’épouse n’y allait jamais de main morte. En un clin d’œil, la vaste rotondité de ses joues fut criblée de taches noires, et pourtant aucun madrigal ne monta du jardin.
Elle songeait (avec l’accent) :
— Les Parisiennes, ces maigres sauterelles, m’ont jeté un sort ! Voilà ce blond là-bas : c’est M. de Chastellux. Et ce brun, c’est M. de La Faille... Et le marquis de Romorantin qui est l’homme de confiance de mein herr Roboam. Mais cette cour est un enfer ! C’est dans les rangs les plus humbles qu’on trouve la sincère et vertueuse poésie.
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