Résumé

Théophile Dufour Extraits des oeuvres inédites de Théophile Dufour… (1876)

On l'a dit : il est bon que l'homme se
dépouille quelquefois de ses habitudes et de ses attachements terrestres, — qu'il se regarde et s'observe au-dessus de l'Éternité : c'est là qu'il apprend à se connaître, et toutes choses en lui ;
c'est là qu'il fait bon marché de ses chagrins, de toutes ses félicités d'un jour. Qu'il est doux d'entendre son cœur battre et de l'interroger dans le silence! La solitude, non comme nécessité, mais comme recours, c'est le pardon, c'est l'espérance, c'est la charité, c'est la lumière; quel homme, seul, peut haïr? Quel homme, seul, oserait être athée?
Source : Gallica

Théophile Dufour Extraits des oeuvres inédites de Théophile Dufour… (1876)

Cette œuvre sainte de l'enfant, dans l'homme et dans la famille, est celle du poëte dans la société : le poëte c'est un enfant sublime ; il a, comme l'enfant, la jeunesse, la foi, la grâce, la force qui vient du cœur, un amour immense et qui déborde; il lui faut, comme à l'enfant, la nature et le grand air de la liberté. L'homme ne chante pas dans la servitude; il n'y chante, du moins, qu'en battant de l'aile son odieuse prison et qu'en rêvant l'indépendance et le ciel, son unique patrie.
Source : Gallica

Théophile Dufour Extraits des oeuvres inédites de Théophile Dufour… (1876)

Nul lien, nul secret, nulle solidarité entre ces tombes; l'homme y meurt tout à fait et dans sa solitude; toutes ces victimes, inconnues l'une à l'autre, ne consumment même point ensemble leur éternité.
« A quoi bon ces soucis, dira-t-on, et toutes ces vanités de néant? Mourir ici ou là, n'est-ce pas toujours mourir? Le souvenir même, à cette heure fatale, qu'est-il en définitive? » Rien, sans doute, qu'un frêle et misérable appui, — rien qu'un câble de détresse, jeté d'un monde à l'autre, — et qui suffit pourtant. L'âme a besoin de peu ; ce qu'elle craint, c'est plutôt l'oubli que la mort
Source : Gallica

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