Résumé

Anandaranga Pillai Les français dans l'Inde, Dupleix et Labourdonnais… (1894)

Par les projectiles des Anglais, il y a eu cent seize tués et soixante-cinq blessés, parmi les coulis et les pauvres gens qui restaient seuls dans la ville ou qui allaient dans les rues pour ramasser des boulets dans l'espoir de gagner des fanons. Les autres habitants n'ont rien eu, par la grâce de Dieu. Lorsqu'on voit l'énergie, l'ardeur et le courage de M. Dupleix, chevalier, Nabâb d'Arcate, Gouverneur Général, et qu'on les compare à ceux des Anglais, on s'aperçoit que ceux-ci se sont évanouis comme la nuit et la rosée disparaissent à l'aspect du soleil éclatant.
Source : Gallica

Anandaranga Pillai Les français dans l'Inde, Dupleix et Labourdonnais… (1894)

M. de Labourdonnais pensait : « Je suis un Gouverneur de ville; je suis en outre, par ordre du Roi, commandant de guerre et des navires ; il n'est pas possible qu'on ne batte pas aux champs pour moi comme pour les Gouverneurs des villes ». Et il avait du dépit.
M. Dupleix pensait : « Je suis le chef de la ville ; s'il descend sur le rivage, il m'est inférieur ; s'il remonte à bord, il est maître. A-t-il donc tant de vanité ? Peut-il lui être permis de se donner dix-huit gardes du corps à cheval? »
Source : Gallica

Anandaranga Pillai Les français dans l'Inde, Dupleix et Labourdonnais… (1894)

Les Anglais ont commis de très nombreuses actions tout à fait contraires à la justice. Aujourd'hui, vous les avez taillés en pièces, de façon que votre gloire s'étende jusqu'à Delhi des Persans. Vous avez pris Madras ; ceci est le résultat de votre prévoyance et de votre génie admirable : personne ne saurait le contester. Mais nous apprenons que M. de Labourdonnais se propose de rendre aux Anglais Madras et le Fort. Si on le rend ainsi, nous ne pouvons plus demeurer dans ce pays musulman la tête haute ; nous serons courbés sous le poids de la honte.
Source : Gallica

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