Henri Rivière,
Histoire maritime de France au dix-huitième siècle
(1855)
“ Au bout de peu d'instants le Namur perdait son mât d'artimon, ses vergues de petit et de grand hunier, et se voyait contraint d'abandonner le combat. Il est vrai qu'au même instant M. de la Clue, mortellement blessé d'une mitraille à la jambe, remettait à M. de Carné le commandement de l'Océan. Le Namur était si maltraité que Boscawen, en attendant qu'il fût réparé, mit son pavillon sur le Newark, et revint sur ses pas pour voir ce que faisaient ses vaisseaux. Malgré la supériorité du nombre, la victoire ne se décidait pas pour eux. Ils n'avaient pu passer entre le Centaure et le Guerrier ”
