Édouard Ducéré, Histoire maritime de Bayonne. Les corsaires sous l'ancien régime… (1895)
“ Cet appareil terrible, au lieu d'abattre le courage de Larue et de son équipage, leur inspire un généreux désespoir : tous demandèrent l'abordage, c'était défier la mort. Les Basques, s'élevant au-dessus de la crainte du péril, s'élançant sur le Vautour, se précipitent sur leurs ennemis ; le sabre et le pistolet à la main, ils portent partout le carnage et la mort. Les Anglais demandèrent grâce. A ce mot, les Basques et les Bayonnais, de lions furieux deviennent des agneaux et, humains dans la victoire, ils leur accordent la vie qu'ils pouvaient leur ravir par les lois de la guerre. ”
