Hubert Lyautey,
Revue des Deux Mondes
“ Convenons-en ; l’officier ne se bat plus, pas plus souvent du moins que tout autre citoyen, une ou deux fois dans sa carrière, et c’est tout. Si donc l’on s’en tient à la vieille notion (et nous en sommes encore imbus) de l’état militaire entendu comme synonyme d’état guerrier, la condition actuelle d’officier ne serait qu’une anomalie et justifierait pleinement l’état d’esprit de toute cette jeunesse qui maudit aujourd’hui l’inaction forcée, la paix prolongée, l’arrêt complet de l’avancement, et n’a pas assez d’anathèmes contre la vie de garnison, sa monotonie, sa routine, sa stérilité. ”
