Résumé

T. de Wyzewa Revues étrangères - Les Confessions d’un capitaine prussien

L’unique façon à la fois aisée et efficace de discipliner un soldat est, pour l’officier, de le convaincre de l’utilité de l’obéissance. Ce capitaine-là seul pourra se fier à ses hommes sur le champ de bataille, qui aura su, en temps de paix, se gagner leurs cœurs. Une obéissance qui repose sur la peur de la punition ne vaut plus rien au moment où la vie est en jeu. Un souci constant de l’équité, une bienveillance mêlée de sollicitude assurent infailliblement à l’officier l’affection de ses soldats
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T. de Wyzewa Revues étrangères - Les Confessions d’un capitaine prussien

Non, la marche de parade n’est rien de plus qu’un moyen grossier pour obtenir des soldats une passivité qui pouvait avoir sa raison d’être au temps des armées de métier, mais qui n’en a plus aucune aujourd’hui, dans une armée où la discipline ne se fonde plus simplement sur l’obéissance mécanique des jambes. Avec quelle répugnance intime un capitaine ami de ses hommes se voit contraint à entraîner ceux-ci pour l’exécution d’une manœuvre à la fois inutile et profondément dégradante !
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Non seulement, à l’en croire, officiers et soldats allemands souffrent d’un régime de servitude qui, en même temps qu’il leur rend malaisé d’aimer passionnément leur profession, les empêche de l’exercer avec autant de fruit qu’ils l’auraient pu dans d’autres circonstances : mais il se trouve, en outre, que l’un des effets les plus regrettables de ce régime est d’imposer à l’armée entière une conception spéciale, étrangement déformée et pervertie, de l’honneur.
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