Georges-Victor Hénaux, De l'amour des femmes pour les sots
“ Il ne lui doit pas le bonheur, il le lui donne, et comme tout le porte à exagérer son bienfait, il ne lui vient pas même l’idée que l’on puisse s’en montrer ingrat. Ainsi, au milieu des joies de l’amour, il goûte encore les enivrements de la fatuité. Mais comme, en définitive, l’objet de son culte n’est autre que lui-même, il s’ennuie vite ; et comme l’amour n’est pour lui qu’un amusement qui passe, les dernières faveurs, loin de l’enchaîner plus fortement, le détachent par la satiété. ”
