Résumé

Alexis Manières Réponse à Sicaire, l'anonyme, le plus lâche de mes ennemis… (1863)

Sicaire, tu fais comme les traîtres et tu ressemble aux hiboux. Tu frappes par derrière et tu crains le grand jour. Le regard des hommes t'épouvante et t'humilie : tu as sans doute commis un crime. Les vauriens et les malfaiteurs travaillent dans l'ombre et ne voyagent que la nuit. — Un homme d'honneur, un bon citoyen n'abrite point un poignard sous les plis de sa loge ou de son manteau ; il n'use que d'armes loyales, que d'armes permises, et, s'il combat, c'est à la lumière du soleil,, sous les yeux de Dieu, témoin avoué detoutes ses actions.
Source : Gallica

Alexis Manières Réponse à Sicaire, l'anonyme, le plus lâche de mes ennemis… (1863)

Je dirais plutôt au plus hardi d'entre eux : voilà mes armes, viens les prendre ! Un homme bien trempé, un homme de coeur ne se rend pas; il meurt sur la brèche.
Mais tu es trop obtus, trop stupide pour me comprendre, et je sème, je le vois bien, des perles devant un pourceau. Sicaire le stipendié, ton action, infâme en elle-même', tient de la rage et de la folie. Ton cerveau se dérange de plus en plus, et ta fureur ne connaît pas de bornes. Dans ton trouble, tu heurtes le sens commun
Source : Gallica

Alexis Manières Réponse à Sicaire, l'anonyme, le plus lâche de mes ennemis… (1863)

Mais toi, Sicaire, dont l'orthographe pourtant dénote un homme éduqué, qui es-tu et quels lauriers t'empêchent de dormir? Tu es un jaloux, un méchant, un ' SANS NOM, un bâtard, un mercenaire, une vile canaille, un voleur peut-être ou un assassin. Avide des secrets d'autrui, tu dois certainement écouler aux portes, et pratiquer en grand
le métier d'espion.
Source : Gallica

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