Résumé

Caton le Censeur Un ministre du roy ! ! ! : étude de moeurs gouvernementales… (1851)

Voilà vingt ans que M- de S.-Ignace trompe. Quel brevet d'habile homme !
On ne trompepoint en bien ; la fourberie ajoute la malice au mensonge. Quel tissu., quelle trame, quelle chaîne d'une telle matière, qui ont pu durer vingt ans en plein XIXe siècle, et en France ?... quelle ouvrière que cette araignée qui a ourdi une toile si durable, avec des matériaux si fragiles et que le moindre coup de balai pouvait déchirer, en montrant l'immonde insecte accroupi au fond de son trou, et comptant, couvant, digérant l'or sucé à ses nombreuses victimes!...
Source : Gallica

Caton le Censeur Un ministre du roy ! ! ! : étude de moeurs gouvernementales… (1851)

Saint-Ignace ne professe un dédain, un mépris plus insultant pour tout ce qui écrit, poète ou prosateur.
Il ne saurait imaginer dans tous les autres hommes une autre fin de toutes leurs actions que la fin qu'il s'est proposée à lui-même toute sa vie : celle de devenir riche, riche, riche, toujours plus riche, et à jamais riche.
Source : Gallica

Caton le Censeur Un ministre du roy ! ! ! : étude de moeurs gouvernementales… (1851)

Enfin , l'habile homme est presque toujours un homme honnête et modéré, jamais un homme de bien.... M. de S.-Ignace peut, à bon droit -passer pour un type exquis d'habile homme.
Dans toutes les conditions, le pauvre est bien proche de l'homme de bien , et l'opulent n'est guère éloigné de l'habile homme. —La droiture et la bonne conscience ne mènent jamais à la grande richesse.
Les fourbes croient aisément que les autres le sont; ils ne peuvent guère être trompés et le sublime de leur art est de tromper long-temps.
Source : Gallica

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