François Turben, Les Songes du printems
“ Je presse mollement Azila entre mes bras, & dans un même instant, je la regarde, je tombe à ses genoux, & couvre ses belles mains de mille baisers. Chaque caresse que je lui fais, me semble une reconnoissance dont mon cœur s’acquitte envers elle pour les plaisirs qu’elle vient de me donner. Déja le sentiment ranimoit mes desirs, lorsque mon sommeil fut tout-à-coup interrompu. L’odeur de la rose m’avoit assoupi ; une de ses épines me pique & je m’éveille. La fin du plaisir est souvent la douleur. ”
