Résumé

Portrait de Henri Delaage Henri Delaage Le monde occulte, ou Mystères du magnétisme dévoilés par le somnambulisme (1851)

L'amour borné et matériel , comme les organes grossiers des sens, devint immortel et illimité comme l'âme. Le christianisme venait d'accomplir l'œuvre de la grande régénération humanitaire : l'homme, enlacé dans les bras avides d'une femme aux lèvres pleines de grâce, commençait ici-bas une vie d'ineffable béatitude, qui devait se prolonger dans l'éternité. Mais cette vie de l'âme, qui faisait l'humanité grande, belle et peureuse, le souffle malfaisant de la réforme et de la philosophie l'a éteinte ; en sorte que, dans ce siècle, l'homme aime la femme d'une façon toute vénale.
Source : Gallica

Portrait de Henri Delaage Henri Delaage Le monde occulte, ou Mystères du magnétisme dévoilés par le somnambulisme (1851)

Tandis que, par une épuration successive, les fils de l'éternité gravitent vers Dieu, les fils du temps, par une corruption successive, se dégradent et se laissent envahir par la bestialité. Le magnétisme, en engourdissant les membres, en éteignant la vie des sens, en plongeant le corps dans un sommeil factice et profond, suspend momentanément la domination de la chair sur l'âme, en sorte que détraquant pendant un certain temps l'organisme humain, il dégage l'être intérieur, le galvanise par l'électricité humaine du magnétiseur et en ouvre les yeux à la lumière.
Source : Gallica

Portrait de Henri Delaage Henri Delaage Le monde occulte, ou Mystères du magnétisme dévoilés par le somnambulisme (1851)

Les hommes d'argent, depuis vingt ans
en faisant la société à leur image, l'ont transformée en un bazar et une maison dejeu, où les jeunes gens à l'âme pure et généreuse, aux aspirations nobles et ardentes et en qui l'ambition du ciel étouffe les ambitions terrestres, souffrent et dépérissent, car le cœur a besoin de foi , de croyance, de surnaturel, comme les pâles poitrinaires ont besoin des brises tièdes et embaumées de l'Italie.
C'est à ces âmes, sœurs de la nôtre, que nous nous adressons ; nous leur apportons une démonstration nouvelle de leur immortalité, tirée du somnambulisme.
Source : Gallica

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