Résumé

Adrien Lerondeau Théorie de la vision normale et sa conséquence… (1862)

Quel intérêt enfin peut offrir à cet animal rapace un astre éclatant que les hommes les plus ignorants comme les plus fameux dans les sciences et dans les arts ne sauraient regarder à l'œil nu sans avoir la vue plus ou moins offensée, et sans risquer de la perdre s'ils avaient la témérité d'y mettre de la persistance ? Il faut le répéter, la vue a été donnée, non pour recevoir directement ou pour fixer plus ou moins longtemps la lumière, ce qui est contraire à la nature et n'est d'aucune utilité dans l'état d'ignorance, mais bien pour voir les objets qui en sont éclairés.
Source : Gallica

Adrien Lerondeau Théorie de la vision normale et sa conséquence… (1862)

Dans le globe de l'œil, la rétine et les autres parties essentielles, placées antérieurement à cette étonnante terminaison de l'optique, ont une structure, une délicatesse de composition qui se refusent à toute comparaison avec les organes, et surtout avec les productions de l'art.
C'est donc à tort que l'on compare le globe oculaire à un instrument d'optique. Les corps transparents qui, à eux seuls, en forment la plus grande partie, sont organisés et vivants ; ils sont produits par le fluide formateur et nutritif comme toutes les autres parties du corps
Source : Gallica

Adrien Lerondeau Théorie de la vision normale et sa conséquence… (1862)

Si vraiment des manifestations lumineuses, conformes à l'un des systèmes des ondulations ou de l'émission, s'étendaient du soleil à la surface des corps planétaires, pour leur porter à la fois la lumière et la chaleur, il devrait en résulter que l'espace où ils se meuvent serait lui-même lumineux et échauffé. Mais il n'en est point ainsi, puisqu'on voit les corps planétaires briller isolément sans être joints au soleil par des traces lumineuses quelconques, et qu'au delà, à des distances incommensurables, on découvre instantanément les plus petites étoiles.
Source : Gallica

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