Résumé

Victor Bravais Du rôle de la choroïde dans la vision (1869)

En assimilant la couche pigmentaire de la choroïde aux surfaces noircies des instruments d'optique, on oublie que ce n'est pas seulement à la couleur noire, mais surtout aux irrégularités, aux innombrables aspérités de sa surface, que cet enduit noir doit la propriété d'absorber les rayons lumineux. Une surface noire, parfaitement lisse et polie, une couche régulière de vernis noir jouit d'un pouvoir de réflexion très-marqué. Dans les expériences d'optique, on construit des miroirs très-exacts avec une lame de glace polie recouverte, sur l'une de ses faces, d'un enduit noir.
Source : Gallica

Victor Bravais Du rôle de la choroïde dans la vision (1869)

La structure finement striée de cette couche produit des effets d'interférence de la lumière et donne lieu aux reflets irisés que présente le tapis, même après la mort, et jusqu'à sa dessiccation. Sur le vivant, c'est la lumière que réfléchit cette surface nacrée qui nous fait paraître brillant le fond de l'œil des animaux, toutes les fois qu'ils sont placés dans un lieu assez obscur pour que leur pupille soit largement dilatée.
Source : Gallica

Victor Bravais Du rôle de la choroïde dans la vision (1869)

Remarquons, du reste, avant d'aller plus loin, que l'existence d'une surface réfléchissante derrière la rétine, n'est nullement en désaccord avec les parois noircies des instruments d'optique, dont l'exemple est toujours mis en avant lorsqu'on cherche à prouver que la vision ne peut être parfaite qu'avec absorption complète de la lumière par la choroïde. Nous allons même trouver, dans l'appareil qui ressemble le plus à l'œil, dans la chambre noire du photographe, ce même plan réflecteur placé derrière la couche sensible où se dessinent les images.
Source : Gallica

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