Résumé

Portrait de Jean Macé Jean Macé Les animaux de Paris

D’où viens-tu gambadant, jolie levrette café au lait ?
— Je viens de Paris, mon petit ami.
— Tu as eu bien peur à Paris ?
— Qu’est-ce que tu dis là ? Je sais Paris sur le bout du doigt : je suis une levrette de la Chaussée-d’Antin. De quoi, bon Dieu, faudrait-il avoir peur ? On y vit sur des coussins de soie et de velours. On y est caressé toute la journée par des petites mains blanches qui sont douces comme du satin. Si l’on sort, c’est en voiture, et les voitures de Paris valent les fauteuils les plus moelleux. Si l’on met pied à terre, c’est pour suivre de belles allées sablées.
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