Gabriel Monavon, Le Passe-Temps
“ Printemps, qui fais germer la sève et le bonheur, Comme un livre, pour moi, s’étalait ta verdure, Sous tes rayons voilés d’une frêle vapeur... Vainement aujourd’hui j’écoute sous le saule Ta voix, ta douce voix qui charme et qui console... Ta voix s’est-elle donc éteinte pour toujours ? Non... Mais que manque-t-il à mes sens pour l’entendre ?... — Ô printemps des saisons ! C’est que pour te comprendre, Il nous faut être encore au printemps des amours ! ”
