Jaroslav Hašek,
Le Brave Soldat Chvéïk
“ L’école des cadets avait fait du lieutenant un être à deux visages, une sorte d’amphibie. Dans le monde, il parlait allemand, langue dans laquelle il écrivait aussi, mais il lisait de préférence des livres écrits en langue tchèque et, au cours qu’il était chargé de donner aux candidats du « volontariat d’un an », futurs officiers de réserve, qui, du reste, étaient tous Tchèques, il disait souvent à ses élèves sur un ton de confidence : « Nous savons que nous sommes Tchèques, mais il est inutile de le crier sur les toits. Moi aussi, je suis Tchèque, vous savez. » ”
