Claude-François André d'Arbelles

Élements biographiques

Claude-François André d'Arbelles Que veut l'Autriche ? (1809)

Si le cabinet autrichien avait été plus adroit, on aurait pu ne voir dans les indiscrétions anglaises que le désir d'inquiéter la France sur les dispositions d'un allié suspect; mais cet excellent allié ne s'en mit pas beaucoup en peine. Il avait coloré ses premiers armemens extraordinaires du prétexte d'assurer son indépendance; et dès que les Français eurent évacué la Prusse et la Silésie, il redoubla ses préparatifs de guerre. Sortant tout-à-coup du système d'une neutralité indifférente, il prit envers la France un caractère hostile et insultant.
Source : Gallica

Claude-François André d'Arbelles Que veut l'Autriche ? (1809)

Quels reproches n'auraitil pas à se faire, s'il était possible qu'après dix campagnes si glorieuses l'Autriche fût en état d'arracher à la France le fruit de tant d'exploits et de tant de victoires !
Dans cette lutte opiniâtre de la haine et de la générosité, il faut nécessairement admettre, ou que la France n'a pas assez fait pour sa sécurité, ou qu'elle a trop fait pour un ennemi implacable. Il est bien triste de penser que la force soit la seule garantie des traités ; que le vainqueur n'ait point de ménagemens à garder avec le vaincu.
Source : Gallica

Claude-François André d'Arbelles Que veut l'Autriche ? (1809)

L'Autriche met d'autant plus d'animosité qu'elle manque de griefs : la haine lui tient lieu de raison. Dans les États qui ne sont plus sous sa domination , elle prêche la révolte ; dans les siens, elle excite une guerre d'extermination : elle a l'air de défendre son existence nationale, lorsque ceux qu'elle provoque ont tout souffert , ses armemens et ses injures , pour éviter le scandale d'une guerre si agréable aux ennemis du continent ; lorsque tout récemment encore la France et la Russie lui ont offert de garantir l'intégrité de ses possessions.
Source : Gallica

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