Résumé

Casimir Frégier Lazarina ou Les principes : dialogue sur la contrainte par corps (1860)

Messieurs, qu'est-ce, après tout, que l'Evangile, sinon une loi d'amour, une loi de fraternité et de liberté?
- et qu'est-ce, en général, que la contrainte par corps en face de cette loi, et abstraction faite des nécessités
plus ou moins impérieuses d'une Société qui, pour parler avec Saint-Paul, est loin d'avoir atteint la taille du Christ, — qu'est-elle, dis-je, si ce n'est un droit tyrannique, oppressif, respirant l'égoïsme, et trop souvent la vengeance et la haine ?
Source : Gallica

Casimir Frégier Lazarina ou Les principes : dialogue sur la contrainte par corps (1860)

Est-ce que l'aisance publique n'est pas, dans tous les cas, préférable à la liberté privée ?- Si l'abus, si les excès de la liberté en ont nécessité la restriction, cette restriction ne devient-elle pas, parla même, la double garantie de la sécurité et de la liberté de tous ? Ne déclamons pas ! - Raisonnons. — La liberté en soi est un bien, un droit inhérent (à la nature humaine) (1) et inaliénable ! Soit, mais comme tous les biens et les droits de ce monde, elle est, passez moi cette expression, susceptible d'être expropriée pour cause d'utilité publique.
Source : Gallica

Casimir Frégier Lazarina ou Les principes : dialogue sur la contrainte par corps (1860)

Qui ignore, ou qui songe à nier que la remise des dettes, telle que la commande ou plutôt le conseille l'Evangile, ne soit tout aussi Incompatible que le Jubilé des Juifs avec les rigueurs de la contrainte par corps ? — Est-il nécessaire de démontrer que la liberté est inaliénable et imprescriptible, et qu'elle tient à la nature en même temps qu'à l'essence même de l'homme?
Source : Gallica

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