Résumé

Jean-Guillaume Locré Dissertation sur la question de savoir si…

Une famille qui se réunirait pour assurer un sort à son parent ruiné par la confiscation, ne s'épuiserait donc que pour de prétendus créanciers !
De telles idées ne révoltent-elles pas? N'est-ce point éterniser le malheur? Condamner le chef et les familles, déjà trop à plaindre, à la condition de l'esclave qui ne peut avoir rien à lui, qui ne travaille que pour un maître impitoyable? Dévouer les émigrés à un perpétuel illotisme, en les privant pour jamais des droits politiques ? Quelquefois même les réduire à la cession des biens pour échapper à d'odieuses poursuites?
Source : Gallica

Jean-Guillaume Locré Dissertation sur la question de savoir si…

La mort civile anéantit seulement la personne civile, en privant l'individu qui l'encourt, de tous les droits qu'il tenait de la loi civile : son mariage perdra donc ses effets civils pour l'avenir; la puissance paternelle, telle que le droit civil la constitue, lui échappera; il ne pourra ni succéder, ni transmettre, soit par testament, soit ab intestat, les nouveaux biens qu'il aura acquis, parce que la faculté de tester, la successibilité active et passive sont des bienfaits de la loi civile, sans laquelle la propriété s'éteindrait avec le propriétaire, etc., etc.
Source : Gallica

Jean-Guillaume Locré Dissertation sur la question de savoir si…

Je dis donc que s'il s'agissait de la libération des biens, la déchéance serait une fin-de-non-recevoir très-admissible, mais qu'elle ne saurait opérer la libération de la personne, en d'autres termes, l'extinction de l'obligation personnelle.
Que les adversaires ne triomphent point de cette concession ils n'en tireront aucun avantage. Les émigrés n'ont pas besoin de la déchéance pour se soustraire aux persécutions de leurs anciens créanciers, devenus ceux de l'État.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature